Esta estava esquecida na parte do meu cérebro onde guardo a estante dos LP’s de casa dos meus pais. Uma das prateleiras era de uso exclusivo da minha mãe e só cantarolava em francês (a prateleira porque a minha mãe nunca foi dada a cantigas). Moustaki, Reggianni, Aznavour, Montand, Ferré e até o inenarrável Joe Dassin eram visitas regulares lá de casa. Mas foi preciso ouvir o Brel do Vasco para me dar uma súbita vontade de ressuscitar o Brassens.
Jadis, les parents des morts vous mettaient dans le bain
De bonne grâce ils en f’saient profiter les copains
” Y a un mort à la maison, si le cœur vous en dit
Venez l’pleurer avec nous sur le coup de midi… “
Mais les vivants aujourd’hui n’sont plus si généreux
Quand ils possèdent un mort ils le gardent pour eux
C’est la raison pour laquell’, depuis quelques années
Des tas d’enterrements vous passent sous le nez
Mais où sont les funéraill’s d’antan ?
Les petits corbillards, corbillards, corbillards, corbillards
De nos grands-pères
Qui suivaient la route en cahotant
Les petits macchabées, macchabées, macchabées, macchabées
Ronds et prospères
Quand les héritiers étaient contents
Au fossoyeur, au croqu’-mort, au curé, aux chevaux même
Ils payaient un verre
Elles sont révolues
Elles ont fait leur temps
Les belles pom, pom, pom, pom, pom, pompes funèbres
On ne les r’verra plus
Et c’est bien attristant
Les belles pompes funèbres de nos vingt ans
Maintenant, les corbillards à tombeau grand ouvert
Emportent les trépassés jusqu’au diable vauvert
Les malheureux n’ont mêm’ plus le plaisir enfantin
D’voir leurs héritiers marron marcher dans le crottin
L’autre semain’ des salauds, à cent quarante à l’heur’
Vers un cimetièr’ minable emportaient un des leurs
Quand, sur un arbre en bois dur, ils se sont aplatis
On s’aperçut qu’le mort avait fait des petits
Mais où sont les funéraill’s d’antan ?
Les petits corbillards, corbillards, corbillards, corbillards
De nos grands-pères
Qui suivaient la route en cahotant
Les petits macchabées, macchabées, macchabées, macchabées
Ronds et prospères
Quand les héritiers étaient contents
Au fossoyeur, au croqu’-mort, au curé, aux chevaux même
Ils payaient un verre
Elles sont révolues
Elles ont fait leur temps
Les belles pom, pom, pom, pom, pom, pompes funèbres
On ne les r’verra plus
Et c’est bien attristant
Les belles pompes funèbres de nos vingt ans
Plutôt qu’d’avoir des obsèqu’s manquant de fioritur’s
J’aim’rais mieux, tout compte fait, m’passer de sépultur’
J’aim’rais mieux mourir dans l’eau, dans le feu, n’importe où
Et même, à la grand’ rigueur, ne pas mourir du tout
O, que renaisse le temps des morts bouffis d’orgueil
L’époque des m’as-tu-vu-dans-mon-joli-cercueil
Où, quitte à tout dépenser jusqu’au dernier écu
Les gens avaient à cœur d’mourir plus haut qu’leur cul
Les gens avaient à cœur de mourir plus haut que leur cul


















Fantástica banda sonora. Parabéns a todos. A número oito é a minha preferida :)
Ah Quelle Merveille!!!!
Caro Pedro Norton, acho que faltou referir o Bécaud, oiça só:
http://www.youtube.com/watch?v=0-mab_xspfA
Obrigado Dobra, ainda bem que gostou.
Vasco: eu bem suspeitava que eras um francófilo prestes a sair do armário
Orcama: tem toda a razão. O Bécaud também andava muito lá por casa.
Até tenho uma gravata azul com bolinhas brancas, à la “Bécaud”, para usar nos dias de maior “gaieté”.
Sacudido o pó, sinta-se obrigado, com maternal licença, a apresentar um LP da dita prateleira por semana.